Dix œuvres d’art pour se plonger dans l’esprit de Noël

Il n’y a plus de doute, Noël approche à grands pas: il fait nuit à 17 heures, les rues et vitrines sont parées de décorations lumineuses et l’effervescence des fêtes de fin d’année se fait ressentir. Si à Paris, les grèves perturbent l’ouverture de certains musées ou expositions, ou compliquent les trajets pour s’y rendre, il reste heureusement possible de poursuivre les découvertes artistiques grâce à la magie…d’Internet !

Pour profiter de l’avent en toute tranquillité et se régaler sans avoir à toucher le moindre chocolat, découvrez ma sélection non exhaustive de dix des plus belles œuvres d’art inspirées par cette période hivernale, de la Renaissance à nos jours.


1. Gentile da Fabriano, L’Adoration des Mages, 1423 : pour la profusion de détails scintillants

fabriano
Gentile da Fabriano, L'Adoration des Mages, 1423. Tempera, or et argent sur bois, 300 x 282 cm. Galerie des Offices, Florence.

Ce grand retable fourmille de somptueux détails décoratifs et semble scintiller grâce aux rehauts d’or et d’argent qui ornent non seulement les nimbes et costumes des personnages, mais aussi le harnachement des chevaux ! L’Adoration des Mages fut commandé à Gentile da Fabriano par un riche banquier florentin, Palla Strozzi, pour la chapelle familiale de ce dernier au sein de la Basilique Santa Trinità.

L’œuvre illustre l’épisode raconté par l’évangile de saint Matthieu, selon lequel « des mages venus d’Orient » souhaitaient se prosterner devant le roi des Juifs qui venait de naître. Après avoir trouvé leur chemin grâce à une étoile, ils offrirent de l’or, de l’encens et de la myrrheL’iconographie opulente de l’Adoration des Mages sert aussi bien le récit biblique que la richesse matérielle du commanditaire, représenté derrière les rois mages tenant un faucon. L’artiste, Gentile Da Fabriano, apparaît également à ses côtés, le regard tourné vers le spectateur. Le peintre était alors très recherché pour son style raffiné et délicat, la minutie de ses détails colorés et la préciosité de ses matériaux. Ce tableau, aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre du gothique international, est un incontournable de la période de Noël.

 

2. Giuseppe Arcimboldo, L’Hiver, 1573 : pour les sceptiques qui aiment rappeler que Noël, c’est avant tout le Solstice d’hiver…

arcimboldo
Giuseppe Arcimboldo, Hiver, 1573. Huile sur toile, 76 x 63,5 cm. Musée du Louvre, Paris.

Si vous vous intéressez à l’Antiquité romaine, vous saurez que la date solennelle du 25 décembre fut choisie au IVe siècle pour correspondre à la fête païenne du solstice d’hiver appelée « Naissance du soleil », car les journées commençaient ensuite à s’allonger.

En 1563, alors qu’il était peintre officiel à la cour des Habsbourg à Vienne, Giuseppe Arcimboldo commença à travailler sur une série de portraits en profil – à la manière des médailles antiques – sur le thème des saisons. Arcimboldo, qui s’occupait également des fêtes et bals masqués organisés par l’empereur Maximilien II, y sans doute puisé une inspiration pour ses fameuses têtes composées.

L’Hiver est un vieillard à la peau en écorce, dont les aspérités et cassures forment les traits du visage. Sa barbe et le duvet de son front sont en mousse, tandis que le lierre fait office de chevelure. La bouche renfrognée est, quant à elle, formée d’épaisses lèvres-champignons. Au-delà de la parodie, ces allégories des saisons revêtent une dimension politique, puisqu’elles démontrent l’étendue de l’Empire et de ses richesses. Aussi, l’Hiver est une figure d’autorité, puisqu’il est à la tête de l’année – caput anni en latin – de même que les Habsbourg sont à la tête de leur empire. La version du musée du Louvre est une copie de la série originale, réalisée par Arcimboldo pour Auguste, électeur de Saxe, en 1573.

 

3. Pieter Paul Rubens, L’Adoration des Mages, 1628-1629 : pour apprendre à recevoir en grande pompe

rubens scaled
Pieter Paul Rubens, L’Adoration des Mages, 1609/1628-1629. Huile sur toile, 355 x 493 cm. Musée du Prado, Madrid.

L’Adoration des Mages était l’un des sujets préférés de Pieter Paul Rubens, qui peignit dix à quinze tableaux sur ce même thème. Cette version lui fut commandée en 1609 par la ville d’Anvers, alors que ce dernier rentrait d’un séjour en Italie. Trois ans plus tard, l’œuvre fut offerte à l’ambassadeur d’Espagne avant d’être récupérée par la Couronne en 1621. C’est finalement lors d’un voyage à Madrid, auprès du roi Philippe IV d’Espagne que Rubens retravaillera sur le tableau.

Ce tableau plein de vie est composé autour d’une diagonale qui dirige tous les regards vers l’Enfant Jésus. Ce dernier concentre d’ailleurs toute la lumière du tableau, qui présente un clair-obscur hérité du Caravage avec une foule de personnages colorés aux attitudes variées. Tandis que Jésus saisit, telle une hostie, l’une des pièces d’or offertes en cadeau, les Rois Mages l’entourent, accompagnés de leurs enfants-pages et leurs esclaves – qui rappellent les fameuses sculptures de Michel-Ange.

En 1628-1629, Pieter Paul Rubens agrandit le tableau en ajoutant un registre céleste avec des anges – conformément aux principes de la Contre-Réforme – ainsi qu’une bande verticale sur la droite où l’artiste se représente lui-même, de dos et à cheval, contemplant la scène, voire peut-être son œuvre mouvementée et foisonnante de détails.

 

4. Jean-Antoine Houdon, La Frileuse, 1783 : pour ceux qui grelottent en attendant la fin de l’hiver

Jean-Antoine Houdon, l’un des plus grands artistes du XVIIIe siècle, célèbre pour avoir sculpté les bustes de Voltaire ou de Diderot, propose à son tour une allégorie de l’Hiver, surnommée « La Frileuse ». Bien loin de la fantaisie d’Arcimboldo, cette œuvre épurée en marbre présente une jeune femme nue, semblant souffrir du froid. Repliée sur elle-même, la Frileuse serre ses bras croisés contre sa poitrine, tentant de réchauffer en couvrant sa tête et ses épaules d’un châle.

En ce faisant, le modèle offre toutefois le reste de son corps à la vue du spectateur, dans une attitude qui, bien que « défensive », dessine une séduisante spirale. Cette sensualité jugée impudique et scandaleuse, ajoutée à la cruche cassée aux pieds de la jeune femme – symbole chez Jean-Baptiste Greuze, contemporain de Houdon, de la virginité perdue – a valu à l’œuvre de Houdon d’être refusée au Salon de 1783.

houdon scaled
Jean-Antoine Houdon, Hiver, 1783. Marbre, 145 × 57 × 64 cm. Musée Fabre, Montpellier

 

5. Caspar David Friedrich, Paysage d’hiver, vers 1811 : pour s’imprégner du mystère et de la spiritualité de Noël

friedrich scaled
Caspar David Friedrich, Paysage d'hiver, vers 1811. Huile sur toile, 32,5 x 45 cm. National Gallery, Londres.

Le peintre le plus célèbre du romantisme allemand, Caspar David Friedrich, représente dans cette petite huile sur toile un paysage à l’atmosphère résolument hivernale qui donne l’impression de respirer la fraîcheur de l’air ambiant. Au pied d’un calvaire abrité par des sapins, un homme prie, adossé à un rocher. Il semble avoir laissé de côté ses béquilles, abandonnées sur le chemin.

Par-delà l’horizon brumeux, habilement rendu par Friedrich grâce à l’utilisation de minuscules touches de smalt – un pigment bleu qui crée un effet transparent, se dresse une grandiose silhouette de cathédrale. Les contours du bâtiment font écho aux formes des arbres. La verdure des conifères, les brins d’herbe, présents malgré l’épais manteau de neige, de même que l’atmosphère rosée signifiant l’approche de l’aube, évoquent tous un espoir de renaissance et de renouveau à l’image du symbole chrétien de Noël. Le paysage est ici au service du message spirituel de Caspar David Friedrich.

 

6. Claude Monet, La Pie, 1868-1869 : pour méditer sur la couleur de la neige

monetpie
Claude Monet, La Pie, 1868-1869. Huile sur toile, 89 x 130 cm. Musée d’Orsay, Paris.

Pour l’anecdote, j’affectionne tout particulièrement ce tableau – le premier que j’aie commenté en public (devant ma classe, au lycée !). Peint près d’Étretat, en Normandie, il offre un tranquille paysage enneigé, propice à la contemplation.

Dans une composition stable et rigoureuse, marquée par les lignes horizontales des toits et de la haie, la pie constitue le seul être animé. Perché sur la barrière telle une note de musique sur des portées, l’oiseau met en exergue le silence qui règne aux alentours. L’ensemble du tableau est rendu avec des touches visibles à la forme, à l’épaisseur et à la direction variées. Le soleil bas de l’hiver crée de longues ombres portées dont on remarque qu’elle ne sont ni noires, ni grises, mais bien colorées, comme l’ensemble du tableau. En effet, Monet confronte nos croyances mentales (la supposée blancheur de neige) avec ses perceptions visuelles qui montrent qu’à l’instant précis où il contemple le paysage, la neige présente des myriades de nuances de vert, de rose, de bleu, de jaune et de violet.

Cinq ans avant la première exposition impressionniste, Claude Monet rend avec finesse et spontanéité le caractère éphémère d’un paysage en utilisant le vocabulaire plastique caractéristique qui feront la célébrité et le scandale du mouvement : les ombres colorées, la touche visible, l’attention portée à la couleur et aux effets atmosphériques.


7. Viggo Johansen, Douce Nuit (Joyeux Noël), 1891 : pour la magie des veillées de Noël en famille

johansen
Viggo Johansen, Douce Nuit, 1891. Huile sur toile, 127,2 x 158,5 cm. Collection Hirschsprung , Copenhague.

Cette charmante image d’un Noël chaleureux et intime fut créée en 1891 par Viggo Johansen, membre des peintres de Skagen – un petit village de pêcheurs au Danemark où se forma une colonie d’artistes venus attirés par ses paysages et sa lumière. L’artiste et sa famille vivait entre Skagen et Copenhague, où cette toile fut réalisée.

Viggo Johansen nous livre un portrait tendre de son épouse et de leurs enfants, dansant une ronde autour du sapin, accompagnés d’une amie de la famille, le tout sous le regard bienveillant de la tante de Martha. La lumière tamisée du salon familial permet tout juste de discerner la décoration élégante de la pièce, les vases et les bustes sculptés. Les illuminations de l’arbre de Noël, en revanche, rayonnent dans toute la pièce, émerveillant les enfants. L’intérêt de Johansen pour les effets de lumière lui a peut-être été inspirée par Monet, dont il découvrit le travail à partir de 1885 lors d’expositions à Paris.

Le regard du petit garçon sur la gauche semble toutefois plus attiré par l’unique paquet-cadeau au pied du sapin – un clin d’œil aux valeurs d’amour et de partage si souvent associées aux fêtes de Noël ?


8. Paul Klee, Image d’Hiver, 1930 : pour un Noël onirique et géométrique

klee scaled
Paul Klee, Image d'Hiver, 1930. Gouache, aquarelle, encre noire et feuille d'argent collée sur paper, contrecollé sur carton, 31,9 x 48,9 cm. Collection particulière.

Ce Paysage d’hiver signé par Paul Klee présente un horizon irrégulier où glissent des éléments colorés qui se détachent du fond. Le mouvement de ces formes géométriques, où se mélangent des couleurs vives posées en aplats et finement cernées, rappellent les recherches de menées par l’artiste sur la mobilité optique et la décomposition de la lumière. 

En 1930 Klee, qui travaillait justement sur l’équilibre entre les valeurs du blanc, du gris et du noir, les combina toutes trois dans la composition: la terre enneigée, le ciel et un grand aplat noir. L’artiste ne cherchait pas à imiter le paysage qu’il le voyait mais à proposer des équivalences, des analogies entre ses perceptions visuelles et son monde intérieur, réagençant les formes et les couleurs à sa guise.  Aussi, si l’on peut assimiler les petites touches rassemblées en « nuages » à des flocons de neige, ou reconnaître la silhouette de conifères, Klee simplifia les formes des arbres à l’extrême, jusqu’à l’abstraction. Les notions de proportions, de perspective, d’ombre et de lumière sont ici revues adaptées pour créer un paysage rythmique avant tout .

 

warhol
Andy Warhol, Santa, 1981. Sérigraphie et poudre de diamant sur carton, 96,5 x 96,5 cm. Collection particulière.

9. Andy Warhol, Santa, 1981 : pour s’amuser de la dimension commerciale des Fêtes

Saviez-vous que Noël était la période de l’année que préférait Andy Warhol ? Il en aimait l’esprit de fête, les couleurs, les excès, les décorations, les paillettes, l’accent mis sur l’amitié et le partage… et s’intéressait évidemment beaucoup, en tant que Pop Artist, à sa dimension consumériste.

Ainsi, en 1981, Warhol réalisa une série intitulée Myths. Il s’agissait d’explorer des figures mythiques de la culture populaire américaine, dont Mickey Mouse, l’Oncle Sam, Superman et… Santa Claus, ou le Père Noël – un personnage dont l’apparence a été en grande partie façonnée, rappelons-le, par une publicité pour une fameuse marque de soda dans les années 1930…

Cette œuvre est une sérigraphie réalisée à partir d’une photo Polaroïd agrandie et transférée sur un écran photosensible, ce qui permit d’en imprimer de nombreux exemplaires. Sur certains d’entre eux, dont celui-ci, Andy Warhol a même ajouté de la poudre de diamant… de quoi ajouter un côté clinquant et festif à l’œuvre.

 

10. David Hockney, Woldgate Woods, 2010: pour s’émerveiller du passage du temps et des saisons

hockney
David Hockney, Woldgate Woods, 2010. Neuf vidéos numériques, synchronisées et diffusées en simultané sur neuf écrans, dimensions variables. The David Hockney Foundation.

L’artiste britannique David Hockney, également considéré comme un représentant majeur du Pop Art, continue d’avoir un œuvre prolifique aujourd’hui. Après avoir réalisé une série de photocollages dans les années 1980, où il combinait des photographies aux points de vue légèrement décalés d’une même scène, il proposa en 2010 version vidéo à caméras multiples.

A cette époque, l’artiste, qui a longtemps vécu aux Etats-Unis, est revenu vivre dans sa région natale du Yorkshire pour s’atteler à une vaste série de travaux en plein air. En 2009-2010, il entreprend ses premiers dessins sur iPhone puis sur iPad, avant de créer une œuvre vidéo sur le thème des quatre saisons : la première du genre. A l’instar des séries de Claude Monet, Hockney témoigne du passage des saisons dans un même lieu, et nous offre une promenade enchantée dans la campagne anglaise, au cœur de l’hiver…

Cliquez sur l’image pour en regarder la vidéo en entier.

 

Laquelle de ces œuvres préférez-vous? Dites-le moi en répondant au sondage et dans les commentaires!

Joyeuses Fêtes à toutes et tous 🙂 

Charlotte Wilkins, “Dix oeuvres pour se plonger dans l’esprit de Noël”,  11 décembre 2019

Vous avez une demande spécifique pour un contenu? Contactez-moi afin de me soumettre vos propositions et vos idées 

Cet article a 24 commentaires

  1. Joni Wilkins

    Je dois choisir Vigo Johansen mais j’adore Paul Klee et David Hockney. Lovely idea !

  2. Weinmann

    Je préfère le tableau de Paul Klee!
    Il est romantique,symolique et ludique !

    1. Oui je trouve aussi – j’étais heureuse de pouvoir inclure une oeuvre ‘abstraite’ (ou presque) dans la sélection 🙂 Merci!

  3. sanson

    Oui,très bonne idée. Ma préference va à Monet et sa pie!!!
    Et aussi Hockney qui nous laisse perplexe!
    Tres bonne recherche!!!

  4. virginie gaucher

    Et bien moi je les aime tous! Oeuvres bien choisies, originales, variées et très bien commentées. J’adore! Bravo Charlotte et merci pour ce cadeau de Noël !

  5. Anne Jambu David

    Merci d’avoir choisi ce thème et bravo pour vos commentaires enrichissants. Difficile de faire un choix devant ces œuvres dont aucune me laisse indifférente, mais je choisirai Gentile da Fabriano qui nous raconte une belle histoire et dont la décoration magique nous plonge dans l esprit de Noël

    1. Merci beaucoup Anne pour votre commentaire 🙂 il est vrai que Gentile da Fabriano est visuellement étincelant! Passez de très belles fêtes de fin d’année!

  6. Manoury

    Bravo Charlotte pour cette très belle idée ainsi que pour le choix de des dix œuvres magnifiques.
    je suis toujours attiré par les paysages de neige, c’est donc C D Friedrich et C Monet qui me font rêver…
    La Frileuse mérite bien la chaleur et la douceur d’une nuit de Noël…..
    A samedi.
    Bien à Vous .
    Jean Pierre et Christine Manoury

    1. Je suis bien d’accord que ces deux paysages enneigés sont magiques! Merci beaucoup pour votre commentaire et à très vite! 🙂

  7. sibylle

    Merci Charlotte pour cette très belle sélection, ma préférence se porte sur Caspar David Friedrich, onirique mystérieux

  8. Gambier

    Merci Charlotte pour ce joli choix dans cette période morose

    Je dois dire que la Pie est pour moi un tableau extraordinaire

    Je vous souhaite de bonnes fêtes
    Merci

    Viviane

    1. Merci beaucoup pour votre gentil message! De très belles fêtes à vous aussi, chère Viviane!

  9. Vallée

    Pour moi c’est un véritable coup de cœur pour l’œuvre Numéro 8 de Paul Klee: un tableau délicat, léger et coloré ! Merci pour cette découverte.
    Merry Christmas & Happy New Year Charlotte.
    Florence Vallée

  10. Cosseron Florès

    La frileuse, moderne, épurée.
    Elle me touche
    Merci Charlotte
    Véronique

    1. Charlotte WILKINS

      Merci beaucoup Véronique pour votre commentaire 🙂 désolée d’y répondre si tard!

  11. Hadrien

    J’ai été très heureux de découvrir la pie dans cette belle sélection… C’est à elle que va ma préférence, pour un Noël de pure nature ! Le Friedrich m’a fait hésiter un moment, et c’est certainement mon second choix, pour un Noël spirituel ! Pour un Noël familial, je sélectionne le Johansen, que je ne connaissais pas… Et pour un Noël érotique, Houdon bien sûr ! 🙂

    1. Charlotte WILKINS

      Merci Hadrien 😉

  12. M-Annick Charlier

    Quelle belle idée! Je réclame que vous proposiez vos choix pour les 3 autres saisons de la. mêmé façon, c’est amusant et très enrichissant! Bravo et merci Charlotte, … j’adore!

  13. Charlotte WILKINS

    Merci Marie-Annick 🙂 j’ai bien l’intention de décliner le principe!

Laisser un commentaire